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Baleinev 2019, on y était

Baleinev 2019, on y était

Vendredi 12 avril 2019 a eu lieu la 27ème édition de Baleinev, le festival de musique annuel se déroulant sur le campus de l’HEIG-VD, l’école d’ingénieur d’Yverdon-les-Bains. Plus grand événement musical du Nord vaudois et organisé par une équipe de bénévoles constituée d’étudiants et collaborateurs de la HEIG-V, tout était réuni pour que les spectateurs passent une superbe soirée. Certes plus petit que son grand frère Balelec de l’EPFL, Baleinev Festival peut tout de même accueillir jusqu’à environ 1500 festivaliers.

Avec les 13 concerts qui composent le festival, forcément moult styles ont été proposés aux festivaliers. Des styles souvent représentés par les différentes scènes, aux nombres de 3 et proposant un large éventail de styles musicaux.


Tout d’abord, la scène extérieure plus orientée rock et blues tout en passant par le ska punk ou encore le folk country. Des styles parfaitement représentés par des groupes comme Yanac, Sun Cousto et la P'tite Fumée. Des styles bien différents de ce dont on a l'habitude d'entendre, mais s'inscrivant parfaitement dans la volonté du festival. La P'tite Fumée est à mi-chemin entre world music et techno, les quatre acolytes qui composent le groupe aiment mélanger les genres et sont devenus des incontournables de la scène "Natural Trance". Mais mon petit préféré reste Yanac, au style bien marqué par des influences de l'Europe de l'Est. Composées de cinq musiciens, les sonorités du violon, qui a remplacé tout récemment le saxophone dans le groupe, la flûte, le piano, la batterie et la contrebasse, emmènent les spectateurs dans des contrées inconnues et étranges. Ce qui frappe le plus avec ce groupe, c'est la bonne humeur que transmet leur musique ainsi que l'envie de danser, on ne peut s'empêcher de taper du pied en ayant un big smile. 


La scène extérieure n’est pas la seule où l’ambiance bat à son plein. La grande scène by Travys nous propose un univers bien différent, plus axée sur des sons électroniques avec des influences comme le hip-hop ou le rap. Cependant la ligne directrice de la scène reste la musique électronique et cela se remarque tout particulièrement avec l’un de mes coups de cœur du festival, Rakoon. Certes les concerts proposés par Slimka, ou encore Nébuleuse, tous deux tournés vers le rap, m’ont moins touché, mais la foule était néanmoins en folie. Slimka, jeune rappeur de 24 ans originaire de Genève, fait partie du collectif SuperWak Clique. Il n’en est pas à son premier festival il a notamment déjà joué à Dour, Paléo ou encore au Montreux Jazz Festival. Mais comme je le disais un peu plus haut, mon petit préféré reste Rakoon, producteur de musique électronique, aux sons uniques et originaux. Véritable explorateur des sons, il a fait voyager les spectateurs dans des univers mêlant la Pop à la World Music, tout en y insufflant des sonorités tirées de la Trance ou de la Dub. Un concert juste parfait, pour se détendre après le concert de la P’tite Fumée beaucoup plus brut dans ses sonorités. Rakoon c’est de la musique qui s’écoute les yeux fermés, une bière à la main (buvez de la craft), en ondulant la tête et se laissant transporter par la musique.

La petite dernière est la E03 où l’ambiance est plus orientée vers l’intimité des bonnes vieilles soirées techno. Cette année Baleinev nous a proposé des artistes tels que Louisahhh, Mara Uroboros Records, Gregore Konstantine, Groggizz & Bigraf ainsi que Yolek. Des styles que j’affectionne moins, mais là aussi, l’ambiance mise par les spectateurs ainsi que par les artistes était palpable.


Petite nouveauté, dont nous avons déjà parlé dans une autre chronique, le Pimp My Wall, permettant aux festivaliers d’interagir avec moult écrans dispersés à travers tout le festival, le tout depuis ton smartphone. Une fonctionnalité très amusante avec laquelle l’on a vite fait de faire des bêtises.

Même si Baleinev est bien plus petit que son grand frère, Balelec, il n’en reste pas moins un festival intimiste très agréable où l’on se sent proche des artistes. En effet, être plus petit n’est pas un défaut, l’ambiance est concentrée sur les 3 scènes, l’on peut facilement aller de l’une à l’autre, un festival intime marquant le début de la saison chaude et des festivals. N’oubliez pas qu’il s’agit d’un festival organisé par des étudiants et le plus grand événement musical du Nord vaudois. Alors si vous avez le temps l’année prochaine n’hésitez pas à aller y faire un tour vous ne le regretterez pas.  


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Baleinev Festival musique Yverdon

Franklin Urfer